Un degré de séparation

PetitCambodge

Ça aurait pu être une sœur, un neveu, une amie. Ça aurait pu être moi. Ou tous ensemble. Depuis déjà longtemps, je projetais de faire connaître à mes proches, après ou avant un verre au Comptoir général, « Le petit Cambodge », petit resto sympa d’un quartier familier ou se forgent – et se forgerons mieux encore – les parisiens de demain. Après le fracas, la sidération de ceux qui savent devoir affronter l’indicible, le soulagement silencieux de ceux qui comme moi n’ont pas perdu de proches, on mesure bien les choses : beaucoup de ceux qui restent de cette socialisation si parisienne, apprendrons qu’ils n’ont qu’un degré de séparation avec une victime.

C’est la France cosmopolite, multiculturelle et républicaine, celle qui est l’objet favori de la haine d’une autre France, rance et rétractée sur des fantasmes nauséabonds, qui est touchée par des détraqués du Coran*. Nous vivons un grand test de résistance et de résilience: c’est dans l’épreuve qu’une société montre son vrai visage.

Soutien aux victimes et à leur familles, aux amis bientôt retrouvés autour des zincs du quartier ou devant un Bobun.

*: Dont on ne rappellera jamais assez l’analphabétisme religieux

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