François Hollande est « contraint » de renoncer à la réforme constitutionnelle instaurant la déchéance de nationalité

pantalon sur les chevilles

L’idée a surgit, comme celles que l’on préfère oublier, après une sortie de table excessive. Prêts à tout pour montrer que la gauche de gouvernement n’était pas « angélique », après les attentats ayant ensanglantés Paris, des esprits échauffés, se croyant richement dotés dans les parties basses ont hurlé à la mise au ban. Comme savent le faire les gens de l’arrière.

Il fallait donc déchoir de leur nationalité des individus français – mais d’origine douteuse – ayant choisi de retourner contre leur propre pays, une rage mortifère. Des français, forcément « de papier », compte tenu de l’infamie. Des tumeurs à extirper d’un corps social sain, car, la violence contre les siens, est une maladie nécessairement étrangère au pays de Marianne. Brasillach, Darnand, Lafont et ses petits amis de la rue Lauriston, qui rôtissent en enfer, en sourient d’aise. Des ordures ? Oui, mais françaises.

Car – chacun le sait dans le silence de son âme – les filets de cette déchéance n’auraient guère ramassé de franco-suisses ou de franco-norvégiens … Des franco-occidentaux ?  non, madame. De l’arabo-musulman de troisième génération aux yeux torves, du sub-sahélien exciseur et polygame, oui. On vous l’a dit, hein, l’époque des bisounours, c’est fini, les gars. Si tu fais le con, tu rentre chez toi. Parce qu’ici, tu n’as pas l’essence. La décharge, c’est de l’autre côté de la meditérranée, monsieur.

François Hollande est donc, sous la pression des évènements, devenu un sous-Guy Mollet, désireux de plaire à un électorat mesuré à l’aune de sondages basés sur l’émotion, avide de « sécurité », ou, plutôt, d’une perception de la sécurité, matérialisée par l’état d’urgence et le recours à l’armée sur le territoire national. Une consommation de ressources inutile et dangereuse au plan de la sûreté. Réelle. Mais, il est vrai que 2017 est un horizon indépassable. L’opium du peuple a encore de beaux jours devant lui.

Face aux positions intelligemment tactiques de la droite, et, compte tenu de mobilisations croissantes d’une partie de son électorat situé à gauche, sans lequel l’idée d’une victoire aux prochaines échéances présidentielles est sans issue – contrairement à la théorisation d’Olivier Ferrand, Terra Nova – François Hollande, en homme de synthèse, va donc prochainement laisser Manuel Valls, immigré naturalisé de la seconde génération, « reprendre sa liberté ». Avant l’été ? En septembre ? Nous verrons bien. Le pantalon est aujourd’hui sur les chevilles.

Mais, tant qu’en France,  l’homme politique n’est pas biologiquement mort, il lui reste toujours un avenir.

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